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Que faire de ton appartement pendant ton VIE

Maxime 23 Sep 2026 6 min de lecture

Dans cet article :

Le saviez-vous ?

Un VIE (volontariat international en entreprise) dure 16,7 mois en moyenne d'après l'enquête EDHEC × Business France 2025. Pendant ce temps, ton appartement en France a quatre destins possibles : tu le rends, tu le gardes vide, tu le prêtes à quelqu'un de confiance, ou tu l'ouvres à un échange avec quelqu'un qui a besoin d'un toit chez toi pendant que tu as besoin d'un toit là-bas. Le choix se fait sur deux questions : est-ce que tu comptes revenir dans cet appart, et combien tu acceptes de payer chaque mois pour un lieu où tu ne dors pas.

Le calcul brut est simple. Un loyer de 800 € gardé vide pendant 16 mois, c'est 12 800 € partis dans un appartement fermé. Sur une indemnité VIE à Madrid (2 524 € par mois, barème Business France 2025), c'est cinq mois de mission.

Option 1 : rendre l'appartement

C'est la solution par défaut de la majorité des VIE, et souvent la bonne quand tu es locataire depuis peu et que tu n'as pas de raison de revenir dans ce quartier précis.

Ce qu'il faut savoir : en zone tendue (Paris, Lyon, Bordeaux, Lille et la plupart des grandes métropoles), le préavis d'un locataire est d'un mois ; ailleurs il est de trois mois pour un appart vide, un mois pour un meublé quelle que soit la ville (service-public.gouv.fr, fiche « Préavis et formalités du congé donné par le locataire »). Ta caution te revient sous un mois si l'état des lieux de sortie est conforme, sous deux mois sinon.

Le coût caché : tes meubles. Un box de 5 m² à Paris coûte entre 80 et 150 € par mois selon les enseignes, soit 1 300 à 2 400 € sur 16 mois. Beaucoup de VIE finissent par vendre ou donner, et rachètent au retour.

Rendre a du sens si : tu as moins de deux ans d'ancienneté dans l'appart, tu n'es pas sûr de revenir dans la même ville, et tu peux stocker tes affaires chez tes parents.

Option 2 : garder l'appartement vide

Le scénario de ceux qui ont un appart bien placé, obtenu de haute lutte, et qui savent qu'ils reviennent. À Paris, retrouver un 30 m² correct au retour peut prendre des mois : garder l'appart est une assurance contre ça.

Ce que ça coûte, au-delà du loyer : les charges continuent, l'assurance habitation aussi, et il faut vérifier une clause précise de ton contrat d'assurance, la durée d'inoccupation maximale. Beaucoup de contrats plafonnent à 90 jours d'absence continue : au-delà, un dégât des eaux ou un cambriolage peut ne plus être couvert. Un appel à ton assureur avant le départ suffit à lever le doute.

Côté impôts, garder ton appart ne change pas ta situation d'un coup. Ta résidence fiscale dépend de plusieurs critères (foyer, séjour principal, activité professionnelle, centre des intérêts économiques), pas seulement du nombre de jours passés hors de France. On y consacre un article dédié, la question mérite plus qu'un paragraphe.

Garder vide a du sens si : ton loyer est nettement sous le marché, tu reviens dans la même ville, et tu peux absorber 16 mois de loyer sans que ça entame ta mission.

Option 3 : prêter l'appartement à quelqu'un de confiance

Un frère qui commence ses études, un ami qui change de ville : l'appart reste occupé, chauffé, surveillé, et quelqu'un relève ton courrier. Beaucoup de VIE le font sans rien formaliser.

Deux précautions. La première : préviens ton propriétaire par écrit si tu es locataire, un occupant non déclaré peut poser problème au moment de l'état des lieux de sortie. La seconde : mets par écrit qui paie quoi (charges, internet, casse), même entre proches. Les histoires qui finissent mal commencent toujours par « on n'avait pas besoin d'en parler ».

Prêter a du sens si : tu as la bonne personne sous la main. Et c'est là que ça coince pour la plupart des gens : les proches qui ont besoin d'un appart pile pendant tes 16 mois sont rares.

Option 4 : l'échange avec quelqu'un qui fait le chemin inverse

C'est l'option que peu de VIE connaissent, et c'est pourtant celle qui colle le mieux à leur situation. Pendant que tu pars, quelqu'un arrive dans ta ville : un autre VIE qui rentre en France, un étudiant en mobilité, un jeune actif muté. Il a besoin d'un toit chez toi, tu as besoin d'un toit dans sa ville. Le forum des VI sert déjà à ça de façon artisanale : un volontaire sur le point de rentrer laisse son appartement à celui qui arrive.

C'est ce que &Swapp organise, avec ce que le forum n'a pas : les identités et les logements sont vérifiés, il y a un état des lieux, et tu poses ton projet en indiquant tes dates et ta destination. L'échange n'a pas besoin d'être simultané ni de durer 16 mois d'un bloc. Tu peux ouvrir ton appart pour trois mois à quelqu'un qui arrive à Lyon pendant que tu occupes le sien à Berlin, puis renouveler ou changer. Pour un premier échange, les frais sont de 29 € (voir la page tarifs), sans abonnement.

Ce qu'il faut regarder de près : si tu es locataire, un échange n'est pas une sous-occupation payante, mais ton propriétaire doit quand même être au courant et d'accord par écrit. Si tu es propriétaire, c'est plus simple, ton seul interlocuteur est ton assureur.

Échanger a du sens si : tu veux garder ton appart sans le payer dans le vide, et tu es prêt à laisser quelqu'un y vivre. C'est le scénario où les deux problèmes du VIE, l'appart en France et le logement là-bas, se règlent en même temps.

Le récap pour trancher (loyer de 800 €, 16 mois)

  • Rendre : 0 € de loyer, 1 300 à 2 400 € de stockage. Tu ne retrouves pas ton appart. Il te faut un lieu pour tes meubles.
  • Garder vide : 12 800 € plus les charges. Tu retrouves ton appart. Il te faut la trésorerie et un assureur d'accord.
  • Prêter : ce que tu négocies avec le proche. Tu retrouves ton appart. Il te faut la bonne personne au bon moment.
  • Échanger : ton loyer, compensé par un toit là-bas. Tu retrouves ton appart. Il te faut un projet posé sur &Swapp et l'accord du proprio.

Ce qui se passe après

La question de l'appart n'est que la moitié du problème. L'autre moitié, c'est le logement dans ta ville de mission : dans la plupart des pays, Business France laisse le volontaire se loger par ses propres moyens, et quand l'entreprise loge, l'indemnité géographique baisse de 20 %. On détaille ça, ville par ville, dans le guide logement VIE, et le budget mensuel d'un expatrié en 2026 te donne déjà les ordres de grandeur. Si c'est ton premier échange à l'étranger, ce qu'il faut savoir avant d'échanger son appartement à l'étranger répond aux questions de confiance.

Sources : enquête EDHEC × Business France 2025 (3 150 anciens VIE) ; barème des indemnités VIE 2025, Business France ; service-public.gouv.fr, fiche F1168 ; mon-vie-via.businessfrance.fr, logement du volontaire.

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