Vibe coding : quand parler suffit pour coder (et ce que ça change vraiment)
Dans cet article :
l y a encore quelques années, le code, c’était un truc de spécialistes. Des lignes de caractères, des frameworks obscurs, des heures passées dans un éditeur que la plupart des gens ne comprenaient même pas visuellement. Et puis est arrivé un truc qu’on n’avait pas vraiment anticipé à cette vitesse : le fait de pouvoir coder en parlant normalement.
C’est ça, le vibe coding.
Pas un terme marketing, pas juste une punchline : une nouvelle manière d’écrire du logiciel en utilisant de l’IA pour transformer du langage naturel en code fonctionnel. Tu expliques ce que tu veux faire, l’IA écrit la base du code, et toi tu ajustes, tu testes, tu corriges.
On n’est plus seulement en train d’améliorer les outils des développeurs.
On est en train de changer qui peut construire des produits.
Vibe coding, concrètement, ça veut dire quoi ?
Le principe est assez simple à comprendre, même si derrière, techniquement, c’est très complexe.
Tu ne pars plus d’un éditeur vide en te demandant quelle fonction, quelle classe, quel composant écrire. Tu pars d’une intention.
Ça ressemble à ça :
- “Je veux une page qui liste des expériences d’échange d’appartement avec un filtre par ville et par période.”
- “Fais-moi une API qui renvoie les 10 dernières annonces publiées.”
- “Ajoute une validation côté front pour empêcher l’envoi du formulaire si la date de départ est avant la date d’arrivée.”
L’IA, derrière, “traduit” cette intention en code.
Ce n’est pas magique, ce n’est pas parfait, mais ça te donne une base.
Tu discutes avec ton outil comme tu discuterais avec un dev junior très rapide : tu donnes le contexte, tu précises, tu affines.
C’est ça, le vibe coding : le code suit la phrase, pas l’inverse.
Le saviez-vous ?
Le mot vibe coding a été choisi comme Word of the Year 2025 par le Collins Dictionary, justement parce qu’il symbolise ce moment charnière où le code n’est plus réservé aux seuls développeurs “historiques”.
Il incarne le point de bascule entre deux mondes :
- l’ancien, où il fallait plusieurs années de pratique pour être à l’aise avec un langage,
- le nouveau, où la porte d’entrée, c’est ta capacité à formuler une idée clairement en langage naturel.
On ne dit pas que tout le monde va devenir ingénieur logiciel.
Mais tout le monde peut désormais prototyper, tester des choses, comprendre un peu mieux ce qui se passe sous le capot.
Ce que ça change pour ceux qui construisent des produits
Quand tu construis un produit comme &swapp, ce n’est pas le manque d’idées qui pose problème.
C’est le temps.
Le temps de spécifier, de découper, de prioriser, de coder, de recoder, de corriger.
Le vibe coding vient grignoter une grosse partie de cette friction :
- Tu peux tester un nouveau formulaire, une nouvelle page, un tri, un filtre, en parlant.
- Tu peux demander un premier jet de composant, d’API, de test, et ensuite corriger ce qui cloche.
- Tu peux itérer plus vite sur des hypothèses produit, sans bloquer toute la journée un dev senior sur un truc qui aurait pu être semi-automatisé.
Ça ne remplace pas le travail sérieux.
Ça accélère ce qui prenait des jours.
Et surtout, ça remet les non-devs dans la boucle : PM, fondateurs, market, growth, peuvent pousser un peu plus loin leurs idées sans être dépendants à 100 % de la bande passante technique des devs.
L’IA va t'elle remplacer les développeurs ?
On entend beaucoup ce discours-là, mais il est à côté de la plaque.
Le vibe coding, ce n’est pas “cliquer sur un bouton et tout se fait tout seul”.
C’est plutôt :
- les développeurs passent moins de temps sur le boilerplate et plus sur les vraies décisions techniques,
- les non-devs peuvent prototyper au lieu de rester bloqués au niveau du PowerPoint,
- la discussion produit/tech devient plus fluide, parce que tout le monde peut “voir” une version initiale tourner.
Pour le dire autrement :
l’IA écrase la friction, pas la compétence.
Ceux qui savent où ils veulent aller iront juste plus vite.
Vibe coding et &swapp : ce que ça peut apporter à un projet comme le tien
Tu es pile dans la cible des gens pour qui le vibe coding est une bénédiction :
tu as une vision claire, beaucoup d’idées, une CTO, un repo GitHub, un backlog produit… et pas des armées de devs.
Dans ce contexte :
- Tu peux générer des squelettes de pages (formulaire d’annonce, page de recherche, page de profil) via vibe coding, puis les faire proprement reprendre par ta CTO.
- Tu peux demander à l’IA de t’aider à écrire ou refactorer des petits bouts de logique (tri, filtrage, affichage conditionnel, validations).
- Tu peux prototyper des variations d’onboarding, de “match experiences”, de tableaux de bord, et voir en une journée ce qui tient la route.
Le but n’est pas de faire sans dev.
Le but, c’est que toi + ta CTO + l’IA soyez un mini-squad hyper productif.
| Avant | Avec vibe coding | Impact concret |
|---|---|---|
| Spécifications longues à écrire et à comprendre. | Tu décris le comportement en langage naturel dans l’outil. | Prototype plus rapide, moins d’allers-retours sur “ce qu’on voulait dire”. |
| Dev qui démarre d’un fichier vide. | Base de code générée automatiquement (composant, route, API, tests…). | Les devs se concentrent sur la qualité, l’architecture, la scalabilité. |
| Non-tech exclus de la phase “vraiment concrète”. | Fondateurs, PM, marketing peuvent lancer un premier jet fonctionnel. | Plus d’idées testées, plus vite, moins de frustration. |
| Refacto repoussé (“on verra plus tard”). | Demandes ciblées à l’IA pour simplifier, factoriser, documenter. | Code plus propre au fil de l’eau, sans tout casser. |
| Beaucoup de temps sur du répétitif. | Les patterns répétitifs sont générés, les cas spéciaux gérés par l’humain. | Gain de temps, d’énergie, et moins de lassitude côté dev. |
Les limites (et les pièges) à ne pas oublier
Évidemment, le vibe coding a ses angles morts :
- l’IA peut générer du code qui marche, mais qui est mal structuré à long terme,
- sans une vraie vision technique, tu peux te retrouver avec un Frankenstein difficile à maintenir,
- et si tu ne comprends rien du tout à ce qui est produit, tu deviens dépendant de la machine.
Donc oui, ça ouvre la porte.
Mais il faut quand même quelqu’un pour tenir la maison.
La bonne approche, c’est : utiliser le vibe coding comme accélérateur, jamais comme pilote automatique.
À retenir
- Vibe coding = transformer du langage naturel en code via l’IA.
- Ça ne remplace pas les développeurs, ça change leur manière de travailler.
- Ça donne plus de pouvoir aux fondateurs et aux non-tech pour prototyper.
- Sur un projet comme &swapp, c’est un levier énorme pour tester plus d’idées, plus vite.